dimanche 31 juillet 2011

Osheaga 2011: Samedi 30 juillet

Deuxième journée d'Osheaga, sous un soleil de plomb. Beaucoup plus de gens que vendredi.

Texte et photos: François C.Guevremont


JOHN BUTLER TRIO





Le trio australien de John Butler cadrait vraiment avec la chaude après-midi du samedi. De la musique qui faisait très «beach», un genre de blues roots estival; on aurait bien dégusté un petit cocktail tropical dans une noix de coco en écoutant les trois musiciens. L'équipe d'Osheaga a d'ailleurs sorti le boyau d'arrosage pour rafraîchir les spectateurs des premières rangées.

Si les pièces du groupes ont semblé très apprécié par le public, tout de même bien garni, l'instrumentale Ocean a semblé captiver les spectateurs. Ceux-ci ne se sont pas gêné pour crier leur appréciation après chaque passage de guitare de M. Butler, qui maîtrise sa 12 cordes comme pas un.






JESUSLESFILLES







J'étais bien déçu d'être arrivé trop tard pour la prestation de 13 h du groupe montréalais Jesuslesfilles. Il faut dire que l'album Une Belle Table, sorti l'an dernier, a joué abondamment dans mon lecteur mp3. En me dirigeant vers la scène Galaxie pour voir le groupe The Mountain Goats, qui n'aperçois-je pas à la tente War Child (un organisme qui vient en aide aux enfants des zones de guerre )? Bingo!

Le groupe a servi à la mince foule quelques chansons de son album en version quasi-acoustique. Le résultat était un son beaucoup moins compact que ce à quoi nous a habitué la formation montréalaise, où la guitare électrique occupait la deuxième place. D'ailleurs, la voix nasillarde du chanteur ressortait beaucoup plus, permettant d'entendre clairement les textes. Si vous ne connaissez pas, foncez chez votre disquaire chercher leur dernier gravé, un bon investissement.


SUUNS



La formation montréalaise Suuns a servi un mélange de rock et d'électro bien acide. À l'écoute, leurs pièces feraient très bien l'affaire comme bande sonore pour un jeu vidéo jouable sur une console maintenant désuète. Un son bien particulier.
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THE HIGH DIALS



Décidément, la tente War Childs devenait de plus en plus intéressante. Après la prestation de Jesuslesfilles, c'est The High Dials qui y a livré une prestation. Bien que je ne sois pas resté très longtemps (vous comprendrez en voyant l'artiste suivant), j'ai bien aimé ce que j'ai entendu. Proposant un son résolument pop sixties, le groupe fascinera les nostalgiques des années 1960 et 1970. Le mélange des voix du guitariste et du claviériste était très intéressant.


KARKWA











Un des trop rares artistes francophones du festival, Karkwa a impressionné par sa performance électrique sur une des scènes principales du festival. Enchaînant les classiques et les pièces du dernier album, Les Chemins de Verre, les Montréalais ont démontré qu'ils savent captiver une foule. Le dynamisme du chanteur et guitairiste, qui sautait sur scène et se promenait d'un bord à l'autre de la scène, a fait une grosse différence. Le groupe aurait par contre gagné à être programmé en soirée, où leur musique semble plus à son aise.









PS I LOVE YOU





Duo très intéressant, arrivant directement de Kingston, Ontario, PS I Love You a fait hocher de la tête les spectateurs. Avec un son rock très énergique et des chouettes riffs de guitare qui s'harmonisent avec la voix assez particulière du chanteur, le groupe retient l'attention. Si la formule duo peut avoir ses limites, PS I Love You ne semble pas les avoir encore atteintes. Un son parfois imposant, un peu à l'image du guitariste et chanteur.












DEATH FROM ABOVE 1979







Retour réussi pour la formation au style indescriptible DFA 1979. À en croire le nombre de personnes arborant un chandail du groupe croisées dans la journée, ils étaient nombreux à attendre le retour du groupe. Même après une absence de cinq ans, le groupe, si on peut me prêter l'expression «varge» autant. Enchaînant les pièces de You're a woman, I'm a machine, le groupe a mêmedéclenché un moshpit à l'avant de la scène, le genre de chose qu'on voit assez rarement à Osheaga.




















RATATAT









Le duo électro-rock a mis le feu au poudre sur la scène Senheiser. Arrivé près d'une trentaine de minutes avant le début du spectacle, j'étais tout de même à une dizaine de mètres de la scène. La foule présente, a accueilli avec entrain le groupe, qui a joué ses pièces classiques, dont Wildcat, au grand bonheur du public. Avec des projections délirantes en arrière-plan, la formation a donné un concert inoubliable, plein d'énergie.

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