Festival Envol et Macadam 2010

Regroupement des articles concernant le FEM 2010.
Le tout par notre journaliste Astrid Martin.

lundi 6 septembre 2010

Avant goût du FEM

Pour son quinzième anniversaire, Envol et Macadam offre une programmation impressionnante de musique alternative le temps d'une fin de semaine. En direct du quartier St-Roch, artistes d'ici et d'ailleurs prendront place sur cinq scènes du 9 au 11 septembre.
(photo: http://www.envoletmacadam.com/fr/festival/)
Par Astrid Martin
Pour la première journée des activités et question de commencer en force, Against Me! et Millencolin se partageront la Scène Tremblay (parce qu'un festival sans bière..) tandis que LA rousse du mouvement grunge, Melissa Auf Der Maur se produira au Cercle. Vendredi, les Rockers iront skanker avec The Planet Smashers, chanter avec Cake et trasher avec We Are Wolves. Bonne dose d'Indie samedi avec la quinzaine de premières parties pour Malajube comprenant entre autres Le Grand Nord, Les Mammographes et Mother Mother.
Étudiants sans le sous, une dizaine de spectacles auront lieux gratuitement au Parc de l'Université du Québec. Les passeports sont en vente au prix de celui du festival d'Été de Québec...il y a 10 ans. Le marathon du spectacle débute jeudi prochain.

vendredi 10 septembre 2010

Première journée au FEM

En cette première journée du Festival Envol et Macadam, l'honneur était au punk-rock sur la scène Tremblay.

Par Astrid Martin (En direct d'Envol et Macadam)

(photo: myspace.com)
The Flatliners
C'est, on peut le dire, avec une énergie déchainée que le groupe ontarien roulant leur bosse depuis près de 8 ans sur les scènes de l'Amérique du Nord a livré son matériel à Québec.

En bons punks, leur table de la tente promotionnelle était décorée d'un petit baril au dessus duquel il était inscrit : We need money for strippers and cocaine. May God bless you. Leur prestation plutôt courte (à peine 40 minutes) présentait des pièces de leur dernier album, Calvacade, sorti plus tôt cette année. Le groupe a livré un punk aux mélodies accrocheuses avec une énergie vibrante plus ou moins bien reçue par la encore bien maigre foule s'étant visiblement déplacée pour les deux groupes suivants.

Against Me!

C'est lors de la tournée de promotion de leur dernier album, White Crosses, sorti en mai dernier
qu'Against Me! se sont arrêtés à Québec question de faire vibrer leurs fans dans la capitale.

Le quatuor punk-rock débute sa prestation en jouant principalement des pièces de leur dernier opus. Les nouvelles chansons sont bien accueillies par la foule au départ, mais, vers le milieu du spectacle, ils perdent rapidement l'attention de leur public qui ne semble pas être parfaitement à l'aise avec leur nouveau matériel. Le groupe se rattrape bien en présentant notamment I Was A Teenage Anarchist, premier single de leur dernier album, et des pièces moins récentes comme Stop et Don't Lose Touch. Leader du groupe, Tom Gabel a su séduire la foule par son énergie scénique intense et sa complicité avec les autres membres.

Millencolin

C'est après un très long test de son ayant suscité la colère chez quelques spectateurs envers le
technicien ( *%$/, c'est pas l'Orchestre symphonique, c'est du rock!) que Millencolin a débuté leur prestation.

Le groupe suédois en était à la première date de leur tournée Pennybridge Pionners qui célèbre les dix ans de la sortie d'un de leurs albums les plus populaire en carrière. Le moment était parfait pour jouer en intégralité les pièces de celui-ci puisque la parution de leur dernier opus, Machine 15, remonte à il y a deux ans.

Débutant le spectacle en force avec des pièces bien connues, Millencolin a quelque peu économisé son énergie sur scène ce qui a peu affecté le spectacle très attendu par son public. La foule s'animant d'un rien, le groupe a joué un rock efficace, mais sans grand éclat. C'est plutôt par quelques interactions sympathiques avec la foule que le groupe a pu séduire davantage ses fans.

Lors du généreux premier rappel, les membres du groupe ont déterrés avec nerf plusieurs pièces de leurs premiers albums sortant du lot par leurs sonorités beaucoup plus ska. Au grand bonheur des festivaliers, le groupe a même joué pour la première fois sur scène une pièce de leur prochain album.

Le deuxième rappel a suivi la lancée du premier en offrant toujours du vieux, mais excellent matériel. La prestation a pris fin avec The Ballad, pièce vraisemblablement très appréciée du public, mais dont la qualité sonore a été dérangée par le spectacle de Quo Vadis sur la scène voisine.

samedi 11 septembre 2010

Deuxième journée au FEM

Compte-rendu de la deuxième journée de notre journaliste, Astrid Martin, au festival Envol & Macadam.

Par Astrid Martin

(photo: myspace.com)

Cake

De nombreux amateurs s'étaient rassemblées au Parc de l'Ilot fleurie malgré la basse température pour assister à la prestation du groupe californien, Cake. Le groupe a facilement réchauffé ses fans qui semblaient visiblement heureux de retrouver Cake dont le dernier album remonte à 2004.

Plusieurs problèmes techniques viennent détériorer leur prestation : une basse inaudible pour les premières chansons, des échos non-désirés et des techniciens qui courent partout. Le chanteur réussit tout de même à rendre la situation dérisoire en invoquant de mauvais esprits qui ne pourront être chassés qu'à l'aide d'un sacrifice humain ou en associant la cause du problème à l'unilinguisme de leur équipement : «I think our electronic equipment doesn't speak french.»

Pour les amateurs du groupe qui mélange savamment rock, funk, ska et country, la sélection musicale n'était pas rêvée. Après quelques chansons ayant su faire monter l'ambiance, Cake tombe rapidement dans la reprise pas très énergique de Sad Son and Waltzes se retrouvant sur son album Fashion Nugget. Suit l'instrumentale Arco Arena et I'm so sick of you qui se retrouvera sur leur album à venir par laquelle le groupe fait participer la foule qui s'anime un peu plus enfin. Frank Sinatra et Wheels ont été les seules chansons plus connues de la formation à être jouées. Malgré tout, le public est resté réceptif tout au long de la prestation.

Lorsque Cake quitte la scène, le public souhaite évidemment voir réapparaître les musiciens. Ce sont plutôt les techniciens qui auront droit aux cris de mécontentement de la foule. Malheureusement, il était 23 heures passé et règlement municipal oblige, le festival Envol et Macadam devait cesser toutes ses activités bruyantes extérieures. Le chanteur a quand même tenu à s'excuser de la situation, mais c'est un public mécontent, n'ayant pas eu la chance d'entendre The Distance, Short Skirt/Long Jacket ni même la célèbre reprise de I Will Survive qui est reparti contrarié des circonstances.

Planet Smashers

S'il y a quelque chose que Planet Smashers sait bien faire, c'est de chasser tous les tracas de son public pour y mettre la fête avec ses chansons réjouissantes.

Étrange programmation pour cette soirée à la scène Exo, Black taboo en première partie de Planet Smashers puis de Punk Rock Karaoke qui permetait aux chanteurs finalistes de partager la scène avec nul autre que Randy Bradbury de Pennywise et Creg Hetson de Bad Religion pour y jouer un des nombreux succès proposés par la formation.

Planet Smashers était visiblement très heureux de jouer à Québec hier soir. Dès les premiers airs de Missionary Downfall, pratiquement toute l'audience dansait au son des paroles joyeuses et des excellents cuivres. Pour Surfin' In Tofino, les membres du groupe ont l'habitude de faire accroupir tous ses spectateurs et de les faire danser suite à un décompte. Semblerait que la foule de Québec ait été la meilleure de tout l'été, mais le chanteur a quand même évoqué que celle de Jonquière «was pretty good». Enchaînant ses pièces les plus connues, la dernière partie du spectacle a particulièrement su enchanter les amateurs de ska avec des titres comme I Like Your Girl, Super Orgie Porno Party et terminant le bal vigoureux avec Sk8 or Die.

We Are Wolves

We are Wolves est maintenant bien reconnu sur la scène underground québécoise pour ses prestations solides. C'est sans surprise qu'ils ont fait salle comble hier soir au Cercle, royaume du hipster en grogne de vivre où la moustache et la coupe asymétrique dominait le paysage.

Leur première partie était assurée par Mathématique, groupe d'électronique 8 bit comparable à du Crystal Castle sur le Valium. Puis, les trois musiciens sont apparus revêtant une énorme tête de mort en carton rappelant la pochette de Non-Stop Je Te Plie En Deux pour interpréter Paloma devant un public qui connaissait bien son répertoire. Dans un incessant Crescendo, la formation montréalaise a interprété nombreux titres de ses deux derniers albums. Vous trouvez que les albums de We Are Wolves sont intenses? Ce n'est rien par rapport à leur prestation scénique où vous verrez le chanteur avaler le micro à quelques reprises en criant à s'en époumoner et le plafond suinter des litres de sueur.

C'est avec Magique que le groupe a installé une vague de frénésie dans la salle où le public criait en choeur le refrain « Si c'est magique c'est que c'est sûrement des magiciens » plaçant la cadence pour La Rue Oblique qui suivait. La formation a permis aux spectateurs de venir danser sur la scène qui s'est rapidement remplie pour un très trash, mais court rappel.

Groupe à voir assurément sur scène, mais dont les interactions avec le public sont difficiles puisque le son de leur micro n'est pas réglé pour faire des discours.

Informations futiles :
La chanteuse de la Patère Rose s'est fait couper les cheveux

dimanche 12 septembre 2010

FEM jour 3

Envol et Macadam présentait hier soir les gagnants de son concours L'Envol de la Relève 2010. Après avoir sillonné les routes du Québec s'arrêtant dans 8 villes pour passer les auditions auprès des groupes émergents, l'organisation du festival nous dévoilait ses 13 finalistes desquels faisaient partie notamment, B.e.t.a lovers et Le Grand Nord.
Envol et Macadam
(photo: envoletmacadam.com)
Par Astrid Martin
Malheureusement, la mission de faire connaître des groupes de la relève n'a pas atteint son objectif. Les spectacles commençant à 14h45, c'est devant bien peu de spectateurs (voir pratiquement pas) que plusieurs ont joué leurs pièces. Les billets permettant l'accès aux festivités pour une journée ne permettaient pas non plus au public de quitter le site.
Leafer
Le groupe originaire de Québec que l'on appelait anciennement Les Mammographes ont récemment dû changé de nom en se faisant retirer la licence leur en permettant l'utilisation suite à certaines plaintes de la part du Collège des Médecins du Québec (Merci Facebook).
Le trio offre un rock indie très déstructuré où les transitions rares n'affectent pas la qualité de leurs pièces. Ces musiciens qui ont dernièrement enregistré un LP (encore Facebook), ont démontré leur aisance mélodique dans de nombreux morceaux où le clavier occupe une place importante. Même si leur travail est peu connu, une belle confiance ainsi qu'une excellente cohésion entre les membres du groupe régnait sur scène. Même si certaines envolées lyriques se sont avérées plus ou moins justes, le groupe semble prometteur, à découvrir.
Mother Mother
La première partie de Malajube était assurée par Mother Mother, groupe originaire de Vancouver offrant principalement du matériel de leur album Oh my heart. La prestation très Britpop (ce pourquoi on ne s'éternisera pas sur le sujet) est ponctuée d'harmonies vocales et d'intéressantes mélodies.
À découvrir si vous aimez Metric.
Malajube
Malajube, dont il s'agissait de la dernière date de tournée, méritait amplement sa place en tant que gros nom d'Envol et Macadam cette année. C'est avec Luna que la performance a débuté devant un public plutôt timide. Ne se fiant pas qu'à son dernier opus, le groupe a pigé dans ses trois albums pour construire un spectacle indie rock intense comme ils nous y ont habitués. Ce sont de biens meilleurs musiciens, plus confiants, que j'ai vu hier qu'au début de leur tournée à l'été 2009.
Offrant des versions très intenses de Collemboles et Fille à Plumes, le groupe a aussi présenté Montréal -40 avec une énergie incroyable. Le spectacle s'est clos avec Cristobald durant laquelle un technicien faisait signe au groupe de cesser. C'est avec une impression de déjà-vu que Malajube n'a pas pu servir de rappel faute du règlement municipal, le chanteur tenant tout de même à s'excuser des circonstances.
Les fins de tournées sont souvent liées à la création de nouveau matériel... À suivre.