Osheaga 2011

Osheaga 2011: Vendredi 29 juillet

Les Rockers, sortis de leur semi-retraite, sont à Osheaga pour vous. Voici leurs découvertes et impressions et autres sur les groupes qu'ils y ont vu.

Texte et photos: François C.Guevremont

-Vendredi, malgré le ciel lourd et gris, de nombreux festivaliers étaient déjà sur le site dès son ouverture pour découvrir, redécouvrir ou déguster les performances osheagiennes.

SWEET THING























Un rock très agréable à l'écoute pour ce groupe de Toronto. On voit que l'énergie débordante du chanteur a permis de briser la glace, Sweet Thing inaugurant la scène Galaxie. Le barbu s'est même permis un bain de foule, promenant son tambourine au travers des festivaliers, pour leur grand plaisir. Les voix des musiciens s’additionnent sur plusieurs chansons pour créer une harmonie assez chouette, qui fait hocher de la tête.


UNCLE BAD TOUCH

















Le nouveau projet du chanteur et guitariste de Priestess, Mikey Heppner, donne un son rock, parfois assez lourd sur scène, frôlant le grunge par moment. Rien de typique, juste un son assez particulier, avec une musicienne spécialement attitré au tambourin et une bassiste «de combat», qui semble en vouloir au monde entier lorsqu'elle chante!











BROKEN SOCIAL SCENE










Le très bien rempli groupe Broken Social Scene se produisait sur une des scènes principales du site. Devant un public conquis d'avance, ils ont démontré toute la puissance de leur matériel musical, avec une formation assez volumineuse. Cinq cuivres, plusieurs guitares, claviers percussions, une flûte traversière tout y était pour faire passer un bon moment aux fans qui semblaient réjouis de voir le groupe sur scène.
Le groupe semble aussi avoir amené le soleil. «Cheer up Montreal! There's sun», a d'ailleurs lancé le chanteur à la foule.


ALACLAIR ENSEMBLE


Petite pause de rock pour vous faire découvrir Alaclair Ensemble, si ce n'est pas déjà fait. Le groupe hip-hop de Montréal semblait avoir les «piles chargées», comme ils le disent si bien dans leur chanson, lors de leur spectacle sur la scène des Pikniks Électroniks. Même si le public était modeste, le groupe ne s'est pas laissé démonter et a lancé ses paroles à la figure des festivaliers, sur des rythmes énergiques.

www.alaclair.com pour leur album gratuit.



EL TEN ELEVEN





Le duo guitare-basse et batterie de El Ten Eleven réussit à donner un son puissant à leur musique. Malgré le fait qu'ils soient seulement deux, ils réussissent à occuper l'espace sonore à l'aide de loop et de multiples pédales qui semblent magiques quand on regarde le bassiste s'en servir. «In case you're wondering, there is no laptop. Everything is made on stage», a souligne le bassiste.

Sans paroles et frôlant l'électro par moment, le groupe pourrait rappeler la formation Ratatat, qui donnera d'ailleurs un spectacle samedi.


THE RURAL ALBERTA ADVANTAGE




Même s'ils ne sont que trois, le groupe occupe toute la scène et réussit à amener la foule, très nombreuse d'ailleurs, dans leur univers folk où le rock n'est jamais caché bien loin. La voix du chanteur crée un beau contraste avec celle de la multi-instrumentiste, les deux se mariant tout de même à merveille. Le silence est aussi bien utilisé, le groupe n'essayant pas de combler inutilement des moments plus vides musicalement.
Pour son deuxième passage à Osheaga, le groupe a réussi à rallier une base fidèle de fans, qui y allaient de demandes spéciale.









TIMBER TIMBRE

Le groupe montréalais a donnée bien des maux de têtes aux photographes lors de leur prestation. Jouant sur une scène presque totalement enfumée, éclairés par la lumière de six lampes avec des ampoules rouges, le trio a présenté les pièces de son dernier album, paru cette année, Creep on Creepin'On. Avec un son un peu troublant, voire angoissant, Timber Timbre a joué simplement, mais efficacement. La voix du chanteur, captivante, et profonde, cadrait parfaitement avec la scène.


THE BARR BROTHERS







Acclamé par le magazine CHART, qui l'a défini comme le meilleur groupe live à Montréal, The Barr Brothers a clos la soirée de vendredi.
Accompagnés sur scène par un multi-instrumentiste et une harpiste, les frères Barr brassent la cage, mais d'une manière toujours civilisée. Alternant entre les moments calmes et dA,utres plus agités, la formation semble avoir séduit les quelques spectateurs présents, la grande majorité des festivaliers étant partis voir la légende vivante Eminem. En s'éloignant de la scène, il était d'ailleurs possible d'entendre les rugissements de la foule massée devant la scène principale.



Osheaga 2011: Samedi 30 juillet

Deuxième journée d'Osheaga, sous un soleil de plomb. Beaucoup plus de gens que vendredi.

Texte et photos: François C.Guevremont


JOHN BUTLER TRIO





Le trio australien de John Butler cadrait vraiment avec la chaude après-midi du samedi. De la musique qui faisait très «beach», un genre de blues roots estival; on aurait bien dégusté un petit cocktail tropical dans une noix de coco en écoutant les trois musiciens. L'équipe d'Osheaga a d'ailleurs sorti le boyau d'arrosage pour rafraîchir les spectateurs des premières rangées.

Si les pièces du groupes ont semblé très apprécié par le public, tout de même bien garni, l'instrumentale Ocean a semblé captiver les spectateurs. Ceux-ci ne se sont pas gêné pour crier leur appréciation après chaque passage de guitare de M. Butler, qui maîtrise sa 12 cordes comme pas un.






JESUSLESFILLES







J'étais bien déçu d'être arrivé trop tard pour la prestation de 13 h du groupe montréalais Jesuslesfilles. Il faut dire que l'album Une Belle Table, sorti l'an dernier, a joué abondamment dans mon lecteur mp3. En me dirigeant vers la scène Galaxie pour voir le groupe The Mountain Goats, qui n'aperçois-je pas à la tente War Child (un organisme qui vient en aide aux enfants des zones de guerre )? Bingo!

Le groupe a servi à la mince foule quelques chansons de son album en version quasi-acoustique. Le résultat était un son beaucoup moins compact que ce à quoi nous a habitué la formation montréalaise, où la guitare électrique occupait la deuxième place. D'ailleurs, la voix nasillarde du chanteur ressortait beaucoup plus, permettant d'entendre clairement les textes. Si vous ne connaissez pas, foncez chez votre disquaire chercher leur dernier gravé, un bon investissement.


SUUNS



La formation montréalaise Suuns a servi un mélange de rock et d'électro bien acide. À l'écoute, leurs pièces feraient très bien l'affaire comme bande sonore pour un jeu vidéo jouable sur une console maintenant désuète. Un son bien particulier.
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THE HIGH DIALS


Décidément, la tente War Childs devenait de plus en plus intéressante. Après la prestation de Jesuslesfilles, c'est The High Dials qui y a livré une prestation. Bien que je ne sois pas resté très longtemps (vous comprendrez en voyant l'artiste suivant), j'ai bien aimé ce que j'ai entendu. Proposant un son résolument pop sixties, le groupe fascinera les nostalgiques des années 1960 et 1970. Le mélange des voix du guitariste et du claviériste était très intéressant.


KARKWA










Un des trop rares artistes francophones du festival, Karkwa a impressionné par sa performance électrique sur une des scènes principales du festival. Enchaînant les classiques et les pièces du dernier album, Les Chemins de Verre, les Montréalais ont démontré qu'ils savent captiver une foule. Le dynamisme du chanteur et guitairiste, qui sautait sur scène et se promenait d'un bord à l'autre de la scène, a fait une grosse différence. Le groupe aurait par contre gagné à être programmé en soirée, où leur musique semble plus à son aise.









PS I LOVE YOU




Duo très intéressant, arrivant directement de Kingston, Ontario, PS I Love You a fait hocher de la tête les spectateurs. Avec un son rock très énergique et des chouettes riffs de guitare qui s'harmonisent avec la voix assez particulière du chanteur, le groupe retient l'attention. Si la formule duo peut avoir ses limites, PS I Love You ne semble pas les avoir encore atteintes. Un son parfois imposant, un peu à l'image du guitariste et chanteur.












DEATH FROM ABOVE 1979






Retour réussi pour la formation au style indescriptible DFA 1979. À en croire le nombre de personnes arborant un chandail du groupe croisées dans la journée, ils étaient nombreux à attendre le retour du groupe. Même après une absence de cinq ans, le groupe, si on peut me prêter l'expression «varge» autant. Enchaînant les pièces de You're a woman, I'm a machine, le groupe a mêmedéclenché un moshpit à l'avant de la scène, le genre de chose qu'on voit assez rarement à Osheaga.




















RATATAT








Le duo électro-rock a mis le feu au poudre sur la scène Senheiser. Arrivé près d'une trentaine de minutes avant le début du spectacle, j'étais tout de même à une dizaine de mètres de la scène. La foule présente, a accueilli avec entrain le groupe, qui a joué ses pièces classiques, dont Wildcat, au grand bonheur du public. Avec des projections délirantes en arrière-plan, la formation a donné un concert inoubliable, plein d'énergie.








Osheaga 2011 : Dimanche 31 juillet

Beaucoup de soleil en ce beau dimanche. En arrivant, je ne savais pas à quel point j'allais sortir de là les pieds en bouillie, mais la tête dans les nuages.

Par Tristan Cloutier

Eels
Je ne m'attendais à rien, un bon set et de la bonne musique, mais rien de plus. Les connaissant un peu sans les avoir vus en spectacle, j'avais bien hâte de les voir pareille.

J'ai été complètement renversé! Grosses barbes! Grosses lunettes! Gros suits! Gros brass! Gros blues! C'était délirant, les musiciens étaient sur les temps, le blues rock sonnait comme jamais sous le soleil de début d'après-midi. Quoi de mieux pour partir une journée de même. Franchement.

Le vidéo ne rend pas nécessairement gloire au show étant donné que la qualité est plus que terrible, mais c'est mieux que rien.

Merci à PhilibertPhilibert pour ce vidéo médium-saignant :


Cypress Hill
Jamais vu un gars fumé un aussi gros joint en même tant que beuglant ses tounes. Stoners.

Notez la fumée dans le vidéo:

Merci à Epicirus


Malajube
Les gars ont prouvé qu'ils méritaient amplement leur place sur la scène principale d'Osheaga. Court, mais très efficace avec plusieurs morceaux de leur nouvel album La Cave, sans oublier les vieux classiques et les morceaux plus intenses de Labyrinthes. J'étais content d'entendre un peu de musique francophone après avoir été envahi par du Insane in the membrane à la tonne.

Merci à MalinJohn


Beirut Pour être honnête, j'attendais ce spectacle depuis des lustres, Beirut m'a toujours fasciné et je me demandais comment est-ce que tout ça allait sonner une fois sur scène.

Apart les (plusieurs) problèmes de son, c'était tout simplement délicieux, un peu de calme, de mélancolie et de putain de talent. Les gars sont tout simplement d'incroyables musiciens, si vous aimez ce qu'ils font sur leurs albums, le feeling en en spectacle est fou.

Zach parle français très bien et personne dans le groupe s'est fâché de la multitude de problèmes techniques.

J'en rêve encore la nuit, de ça pis de Eels.
Merci à Rolltimesgood

City and Colour
C'était bien, mais suis-je le seul à trouver qu'ils ont manqué de respect en entrant sur scène avant que Beirut termine? Et les propos par rapport au retard, suis-je le seul à avoir pris ça comme de la jalousie face à Death Cab for Cutie? Traduction libre : « On va faire un plus petit set à cause du retard, on est désolé, mais ça va vous faire plus de Death Cab for Cutie et de Tragically Hips »(je pense que c'est ça que ça voulait dire).

J'hallucine peut-être, tout ça pour dire que quand un groupe me fâche, je suis pas capable d'apprécier leur set. Mais le jeu de mot de City and Colour et Dallas Green me fait rire. Thumbs up.

Merci à ArticMonkeys10


Tragically Hips
Ouin. C'était un peu long pour non-fan pentoute qui change de poste à chaque qu'une de leurs tounes passent à CHOM (C'est à dire une chanson sur trois).

Par contre, le chanteur est complètement éclaté, j'ai adore le regardé se trémousser comme une crevette du Far West.

Le suit blanc du guitariste. C'est tout ce que j'ai à dire

Merci à CatherineLauriault


Death Cab for Cutie
Très très bon spectacle de DCFC, Ben Gibbard est hyperactif, il a explosé deux guitares sur le sol quand il a constaté qu'elles ne fonctionnaient plus. Il a par la suite dit à la blague que c'était sûrement un complot des gars de City and Colour pour gâcher leur set (Vous voyez, j'hallucine pas tant que ça).

Beaucoup de vieilles chansons et très peu de nouvel album, même un duo de drums écrasant avec le batteur et le chanteur. Le son était très bon, particulièrement la basse qui a une place prédominante dans des chansons comme I will possess your heart (Première chanson).

Un petit peu de problèmes techniques encore une fois, mais c'était très bien, tout le monde chantait et semblait apprécier le spectacle.

Merci à ArticMonkeys10 (Montez le son)


The Flaming Lips
Vous en voulez du spectacle? Bon Dieu, c'était complètement sauté. Des strobs, des lumières, des pétards, des confettis, des ballons géants, des dizaines de danseuses, des écrans géants, mariage en direct, des mains énormes, un orgasme de groupe. Si vous comprenez rien, c'est bon signe, vous êtes normaux.

L'aspect visuel était spectaculaire, parfaite. La musique aussi était incroyable, le concept était très bon et les Flaming Lips ont réussi à épater toute la gallerie. Très bon choix de fin de festival.

Merci à Olivia


Sérieusement, le son de Flaming Lips, c'est quelque chose. Ça vaut la peine. Oh oui. Comme Eels et Beirut.

Coups de coeur
- Eels
- Ben Gibbard qui pète ses guits
- le set-up des Flaming Lips
- la musique de Flaming Lips
- Zach Condon qui parle en français

Mes interrogations (et choses qui m'irritent) :
- le monde en bédaine
- le monde qui sent un peu trop de le dessous de bras
- les anglos mineures qui fument des joints et qui n'arrêtent pas de crier pendant Beirut (Elles m'ont brûlé le bras deux fois en plus)
- Budweiser!?!? ( 5,75 $)
- les t-shirts ? ( 35 $)
- le gars du staff qui arrose le monde avec un boyau quand le soleil est couché
- Tragically Hips?!?!?!?!?!?!